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Symbolique

Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu s’ouvrir la rose. Elle offrait son cœur plein d’amour A l’enfant aux jeux innocents, A l’oiseau libre dans l’azur, A la nuit étoilée, aux trésors de la nature. Je l’aimais.

Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu souffrir la rose. Elle pleurait sur l’homme torturé, Sur l’être sans foyer, sur l’enfant mal-aimé, Le chien abandonné, la nature défigurée. Je l’aimais.

Au jardin de la poésie, un jour j’ai vu mourir la rose. A l’automne doré, elle s’est affaiblie. La bise de novembre a glacé ses joues. Un amant oublieux lui a percé le cœur En chantant aux étoiles. Sur le sol est tombée, le vent du nord l’a emportée. Je l’aimais.

Au jardin de la poésie, un jour a refleuri la rose. Corsage de velours, pétales de porcelaine, Elle s’épanouissait au soleil de mai. Ma muse l’a de nouveau courtisée, Elle a maintenant le cœur serein, Et je l’aime. Elle est si belle, ma rose.

Renée Jeanne Mignard
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