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L’ingrate
Avant que de revoir le soleil
triomphant Caresser la forêt de tes longs cheveux
roux Dont le feu trop ardent va le rendre
jaloux, Laisse moi caresser ton visage
d’enfant.
Tu gis sur notre couche, apaisée, les yeux
clos. Je ne puis résister à spectacle si
doux. Pourtant ce n’est pas moi qui serai ton
époux. A cette pensée là, mon cœur pleure à
sanglots.
Pourquoi, ce jour de mai, promeneur
solitaire, Alors que je songeais à quitter cette
terre, Me suis-je laissé prendre au charme de tes
yeux ?
Et pourquoi ce matin, alors que tu
sommeilles, Suis-je venu te dire un éternel
adieu, Alors que notre amour promettait des
merveilles.

Renée Jeanne Mignard


Chez Claudy

© Brisa Diseños. Copyright, Agosto 2002.
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