L’ingrate




Avant que de revoir le soleil triomphant
Caresser la forêt de tes longs cheveux roux
Dont le feu trop ardent va le rendre jaloux,
Laisse moi caresser ton visage d’enfant.

Tu gis sur notre couche, apaisée, les yeux clos.
Je ne puis résister à spectacle si doux.
Pourtant ce n’est pas moi qui serai ton époux.
A cette pensée là, mon cœur pleure à sanglots.

Pourquoi, ce jour de mai, promeneur solitaire,
Alors que je songeais à quitter cette terre,
Me suis-je laissé prendre au charme de tes yeux ?

Et pourquoi ce matin, alors que tu sommeilles,
Suis-je venu te dire un éternel adieu,
Alors que notre amour promettait des merveilles.


Renée Jeanne Mignard


 

 

 

 


Chez Claudy

 


 







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