M’em voudras-tu si je te die,
Mon Aimée ...
Je ne laisse que Toi
Ma blessure, écrire
Mon désarroi c’est Toi.

M’em voudras-tu si je te die,
Que j’ai brûlé mes yeux,
Au long de nuits entières,
Du souvenir de Toi.

M’em voudras-tu si je te die,
Que l’ombre ni le soleil
Ont eu pitié de moi.
Que la nuit en prières
Me disait tout de Toi.
Que le jour en colère,
Me cachait la lumière
Qui ruisselait de Toi.

M’em voudras-tu si je te die,
Mon Aimée ...

Que tes yeux sont ma vie,
Que l’été est moins chaud
Que ta main sur mon cœur.
Et le ciel orphelin
Quand tu ne souris pas,
Abandonne à la terre
Des rivières de fleurs,
Et la source féconde
Teintée de mon chagrin.

M’em voudras-tu si je te die,
Que j’ai pleuré souvent,
Comme pleure l’enfant
D’une Amour trop grande.
Et mon cœur tout entier
Vaincu, s’offre et se serre
A ta griffe innocente.

M’em voudras-tu si je te die,
Mon Aimée ...
Que j’ai cherché si loin
Que l’oeil peut atteindre,
Trouver à ton silence
Une tombe éternelle.

M’em voudras-tu si je te die,
Que toutes les étoiles
Et la simple poussière,
Se sont mises à trembler,
Que j’ai vues approcher
Le désordre à mon cœur.

M’em voudras-tu si je te die,
Que d’un vœu j’ai voulu
Emouvoir ton regard,
Et prié mille Fois
Chacune et chacune ombre,
Mêler à leurs soupirs
Un peu de mon désir.

M’em voudras-tu si je te die,
Mon Aimée ...
Si le ciel est immense,
Ma course est solitaire.
Que mes yeux rassasiés
Des feux de l’univers,
Ont croisé plus qu’un monde,
Plus brillant que tes yeux,
Mille gemmes violentes
Et sans Âme brûlantes.

M’em voudras-tu si je te die,
J’ai trouvé Cajoline,
Mon étoile si douce
Royonner dans tes yeux.
Et timide mon aile,
Tout vêtue de lumière,
Si fragile et si pure,
Ô Cendre ! Mon Aveu !
A ton éveil se penche,
Simplement pour Aimer.