Les yeux de toi

 

 

Laisse-moi t’embrasser,

Et cueillir avec mes lèvres

Toutes ces perles

Que tes yeux me donnent

A aimer.

 

Je voudrais te serrer dans mes bras.

Tu es comme le jour,

Et tu es comme la nuit.

Mais ce que l’une à l’autre enlève,

Toi, tu les unis !

Le ciel dans tes yeux,

Est toujours si pur et si bleu,

En dépit de l’orage

Qui gronde dans ton cœur.

 

Ce que les méchants ne savent pas,

C’est qu’il suffit d’un seul éclat,

Enlevé aux flammes de tes yeux,

Pour consumer la noirceur

De toutes leurs armes

Qui ont versé ton désarroi.

 

Je t’aime.

 

Et si mon cœur est blessé,

Si mon cœur se révolte

De tout ce que tu as enduré,

Mon cœur encor bât,

Et se nourrit de ce mouvement

Qu’il entend, que tu lui donnes

A aimer.

 

Plus fort

Que l’adversité,

Plus franc

Que toutes les tempêtes,

Plus haut et plus clair

Que toute la médiocrité

 

La sincérité !

 

J’ai rêvé la nuit passée,

Qu’il n’y avait plus de larmes

Sur tes joues.

Il n’y avait que du bonheur

Que tu me laissais cueillir.

 

Je t’aime.

 

Les yeux de toi, aux cris du ciel

Sont éternels, et pour calmer 

La déchirure, qu'au corps ils font,

Avec tendresse, d'un sentiment,

Ils mettent à l'aube, et sur la terre

Comme un tapis de jeunes fleurs

Multicolores, qu'ils ont tirées

Du lit des jours.

 

Les yeux de toi, jaloux de l'astre,

Comme deux éclats, jaillis du feu

De notre terre, pour consumer

La nuit, des Dieux la paupière,

Et réveiller les amoureux,

Ont détourné de nos ardeurs

La lassitude, et la poussière

Des plis du Cœur.

 

Ne pleure plus !

 

Vois comme les fleurs sont belles

Qui se nourrissent de la lumière

De ton cœur.

 

Serge

 

 

 

Chez Claudy