
Promenade
Je suis partie et j’ai bifurqué vers les montagnes J’ai monté la
plus haute des petites d’entre-elles
A mes pieds se déroulait le
village
Je voyais l’église et son clocher qui s’élevait .
Je me sentais comme
la
pièce maîtresse d’un monde qui tournoyait autour de moi alors que je ne faisais
que regarder vivre ce village où les autos me paraissaient semblables à des
jouets d’enfants
Puis j’ai pris par plusieurs petits sentiers à
travers bois où parfois le sol était recouvert de graviers . Je regardais les
moutons paître dans les champs . Les bougeons des arbres étaient proéminents et
tout près d’éclore Tout sentait le neuf . C’était le printemps . L’air était
rempli de senteurs . Il y avait celles des jeunes feuilles vertes qui
commençaient à peine de montrer le bout de leur nez et celles encor des fougères
tout juste sorties de terre . Tout n’était que merveille et nouveauté
La
nature comme elle seule sait le faire nous donne la plus belle leçon de vie .
Elle meurt à l’hiver et se repose . et puis elle nous revient toute fraîche
ainsi qu’une jeune fille habillée tout de blanc . L’été elle nous donne ses
fleurs et des arbres immenses au feuillage épais . Et dans sa rocaille où vivent
des torrents j’ai vu couler une eau majestueuse . Et quand vient l’automne afin
qu’on ne l’oublie pas elle donne ses plus beaux atours . Ses feuilles
s’habillent des couleurs les plus chaudes et les plus variées . Connaissez-vous
quelque chose de plus beau que les couleurs de l’automne quand la nature
retourne au sommeil ? C’est alors que commence son éternel retour . Et chaque
fois elle renaît plus jolie que l’année qui l’a vue partir et bien moins que
celle qui va lui succéder
Puis je suis parvenue sans problème chez un vieil ami. Il
a été surpris de me voir
arriver. Et nous avons marché main dans la main , lui ce vieil homme un peu
courbé qui fumait la pipe et moi qui l’écoutais avec respect . Nous nous sommes
rendus jusqu’à mon ruisseau qu’il a baptisé de mon nom. Nous nous sommes assis
et je laissais parler ce grand sage à la voix si douce . Il m’a dit tu as gagné
le combat de la vie . Moi je crois que j’aurais mieux fait de ne pas gagner car
il m’a tendu sa pipe et j’ai dû fumer avec lui ce calumet de la paix .Hihihi .
Et puis soudain sont arrivées les biches .
.Nous avions pris nos pommes avec nous comme nous le faisions toujours . Il y en
a eu trois autour de moi qui mangeaient de nos friandises et un tout petit que
j’ai pris entre mes bras . .Il a mis sa tête tout contre mon sein comme si
j’avais été sa mère . Imagines cette merveille !
Notre ruisseau est très gros car avec la fonte des neiges il coule comme un
torrent . Il est tout énervé mais il nous chante quand même la plus belle des
mélodies . Celle du printemps . Et les oiseaux n’étaient pas avares qui
essayaient d’étouffer son bruit . Je me suis couchée dans l’herbe avec ma biche
et je regardais des nuages dessiner des formes . Que de choses ils peuvent nous
dire ! . Nous avons vu mon ami et moi un avion puis un oiseau que les nuages
composaient .
Voilà ce qu’a été ma journée , toute remplie de joie et de la nature toute
présente .
Je t’offre ces fleurs des
bois . Elles sentent bon le printemps et la joie de vivre

Claudy
