
J’ai
parcouru les routes
Portant sur mon dos sans fléchir
Mon baluchon et mes rêves ...
Que de gens j'ai vu, tristes ou
joyeux !
J'ai vu revivre la nature ...
Combien de fois ai-je voulu la
peindre,
Et l’immortaliser dans sa splendeur,
Friande de ses premiers bourgeons !
Puis j’ai vu passer les beautés de
l'été,
La senteur des fleurs, celle de la
rose
Si fragile et si forte en même temps
...
Et le souffle des arbres préparant
leur lit !
Ô ma Terre ! Tu m’offres tes plus
beaux atours !
Tous ces tons si chauds, et tant de
couleurs
Que le peintre essaie d’imiter avec
Amour,
Et sur la toile cherche arrêter le
cours de ta vie !
Tu t'enfonces sous la neige et tu
dors !
Sous ton manteau ton repos est sacré
Que tu nous caches
pour renaître plus
belle encore !
Ainsi va la vie, et l'homme se soumet
subjugué !
N'est-ce pas ainsi que va le destin de
l'homme !
Qui voit ses forces décliner avec
l'hiver,
Et qui rêve du printemps ! Je suis
d’un pays nordique,
Et je vois passer devant moi toutes
les saisons !
Claudy