Mon histoire a commencé il y a 3 ans, un soir que je me
sentais fatiguée je demande à ma copine de m’emmener à l’hôpital. On me dit que
je faisais de la fibrillation, je suis restée 15 jours à l'hôpital beaucoup
d'examens et un médecin très gentil, j’ai eu des médicaments, mais je devenais
de plus en plus maigre. Puis je suis parti pour la maison.

Une année passe je retourne d’urgence à l’hôpital et c’est un
autre médecin qui me reçoit, car il n’y avait pas de cardiologue dans cette
hôpital, on m’hospitalisa pendant 10 jours et là je faisais de l’arythmie, alors
médicaments changés et retour encore chez-moi. Mais je n’étais vraiment pas
bien, toujours faible et le goût de rien et je commençais à avoir peur. Puis ce
fut des visites chez le médecin, il me dit ca te prendrait un Pace Maker, je ne
refuse pas, mais cela a pris une année avant qu’on décide de l’installer, il
changeait mes médicaments et je suis venue à 80lbs ou 40kl.
Je ne tenais plus debout,
alors on tente de me poser le Pace Maker , mais on a raté l’intervention et
percé un poumon, puis on m’envoie chez-moi le lendemain, mais 2 jours après j’y
suis retournée et là j’étouffais, on me fait un trou dans le poumon pour le
vider, il était plein de sang puis on me met dans un lit pour la nuit , mais à
4h et demi on fait venir le médecin , j’étais dans le coma et on me transfère
aux soins intensifs, j’étais à un cheveux de mourir qu’on me dit à présent, je
suis restée 10 jours dans le coma puis je suis transférée dans une chambre et 2
jours après on m’envoie chez-moi. Je peux vous dire que je n’étais pas brave,
toute seule dans une maison, une chance ma copine restait à côté de chez-moi,
j’ai mis son no. Téléphone sur la composition automatique et me couchais sur le
divan près de la porte. On m’a donné des pilules de fer pour refaire mon sang.
Chaque jour je remerciais Dieu qui me gardait en vie et vous tous mes amis (es)
qui pensaient à moi et Gaby qui prenait toujours de mes nouvelles et en
informait mes amis(es). J’ai pris une canne et je marchais dans la maison pour
ne pas perdre trop de forces.

Au bout d’un autre mois on me
fait demander à l’institut cardiologique de Québec, mais voilà encore une tuile
sur la tête, l’hôpital est en quarantaine, mais on me fait entrer pareil,
j’étais seule comme une grande fille avec toutes mes peurs. On m’a opérée et
tout s’est bien passé, jusqu’au jour ou je fus capable d’aller me laver seule et
que je me suis vue dans le miroir. J’étais bleue à partir du cou jusqu’au
nombril, je me suis dit je suis après mourir, car mon mari est décédé tout bleu
comme cela, alors la peur me reprend. Vous allez dire que je suis une vrai
peureuse pourtant…non…. Mais moi je voulais vivre encore, j’ai des choses à
faire. Je ne veux pas vous perdre ma grande famille et j’ai mes deux gentils
enfants aussi.

Arrivée chez-moi, j’ai bien
suivi toutes les instructions de l’hôpital, à présent je peux prendre mon auto
ici dans ma ville un petit peu, je ne peux pas aller en dehors pour le moment,
mais je viens sur mon ordi. Ça me fait du bien de venir vous parler un peu. Je
vous aime tellement.

Merci à tous ceux qui ont
pensé à moi et prié aussi, car Dieu dans son infini bonté a gardé ce fil qui m’a
retenue sur terre. À chaque jour je prie pour tous ceux qui sont encore pire que
moi.

Au revoir et vous retrouverez
bientôt la Claudy que vous aimez avec les fesses un peu plus rembourrées.
Claudy

|