Je
suis comme ce cerf au moment de la brame
Qui pleure sa biche dont il est séparé
Ma main est un esquif et mes doigts sont ses rames
Je ne suis bien que dans l'océan agité !
Et j'effleure les flots porté par le courant
Comme un saumon des mers, je défie la cascade
Pris dans le tourbillon, je vois venir l'instant
Quand enfin j'entrerais en douceur dans la rade !
Les chants des sirènes m'exciteront encore
Je souquerais ferme sur le banc galérien
Jusqu'au rut final d'un ballet aérien
A la source de vie d'où sont jaillis les corps !
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