La femme du couvent

Parce qu'elle a été souillée par un curé

Qui l'a violé souvent dans sa prime jeunesse

Je lui réserverais mes plus douces caresses

Et mes plus chauds baisers pour qu'elle puisse oublier !

 

Pour qu'elle n'ait plus la peur qui l'angoisse, la nuit

Je lui tiendrais la main en disant : " Je suis là !

"Je suis ton protecteur, ton gardien, ton soldat"

"Car dans ma vie tu es, mon soleil de minuit ! "

 

Pour qu'elle oublie enfin définitivement

Les horreurs perpétrés par la soutane noire

J'aimerais dix fois plus la femme du couvent

Afin qu'elle puisse en l'homme et en la vie re-croire !

 

Je serais pour elle dix fois plus attentif

Je n'oublierais jamais tout ce qu'elle a souffert

Et dans le quotidien, artiste inventif

Tout au long de sa vie, été comme hiver !

 

Pour chasser le dégoût et la peur dans ses yeux

Je lui dirais combien je respecte son corps

Je serais à ses pieds, à l'écoute et joyeux

Et comme un voilier se réfugiant au port

 

Je serais sa digue et son quai protecteur

Je lui dirais aussi à quel point je l'adore

Et trouvant le sentier qui la mène au bonheur

Je serais toujours là pour la masser encore!

 

Par ce qu'ils se sont servis, de la croix, de l'hostie

De la bible et des mots prononcés le dimanche

Au nom du tout-puissant, des saints du Paradis

Pour accomplir le viol en retroussant leurs manches

 

Que ces êtres abjects dans leur ignominie

Soient menés au bucher des flammes de l'enfer

Et que jusqu'à la fin de leur vie, ils expient

Pour la violence faite aux filles impubères !

 

Car le corps de la femme est un objet sacré

C'est la source de vie de l'homme et la femme

Le viol d'une enfant est une action infâme

Une insulte au Seigneur qu'on ne peut pardonner !

 

J'éprouvais un dégoût jusqu'au vomissement

Devant la barbarie de ces soutanes noires

Ma fureur éclatait face aux comportements

Des serviteurs de Dieu déguisés en soudards

  

Ils sont dix fois plus forts que ces petites filles

Ils les prennent en disant que Dieu sera content

Que plus elles seront dociles et gentilles

Plus leurs péchés seront pardonnés à l'instant !

 

Pour pouvoir assouvir leurs impulsions lubriques

Ils bafouent le sacré et la chrétienneté 

Et comble de l'horreur, font l'acte liturgique

Le signe de la croix sur les enfants souillés !

 

Qui saura la douleur des vierges déflorées

Dans le confessionnal ou dans la sacristie

Par ces pères de l'église sous les statues dorées

De Jésus-Christ et, de la vierge Marie ?

 

Je voudrais qu'à l'amour, enfin elle sourie

Lui dire tous les jours que je l'aime très fort

Et quand ses cheveux bruns seront devenus gris

Qu'elle a par sa beauté enfin vaincu le sort !

 

 

Philippe Brat

  

 

 

            

 

Chez Claudy