
Comme ce palmier couché par les vents tropicaux
Qui se bat et se plie et survit aux orages
Comme ces tortues qui franchissant les coraux
Viennent pondre épuisées dans le sable des plages
Comme ces vagues qui sans cesse se fracassent
Sur les rochers têtus du littoral breton,
Comme ces chênes dont les grandes branches cassent
Sous les coups de boutoir d'un vent frais de saison,
Je joindrais l'énergie à la ténacité
Et mon entêtement à ma pugnacité
Pour te dire malgré toi qui ne veux rien entendre
Que je serais toujours là debout à t'attendre !
Philippe
Brat

Attente 2
Je survis et surnage dans ces eaux tourmentées
Comme celui qu'il faut asphyxier d'un coup
Et qui par un coussin sur sa face plaqué
Recherche un peu d'air frais en agitant le cou
Je me débats, je crie" Pourquoi suis-je amoureux ?"
De la femme qui rie en me montrant du doigt
Pourquoi s'amuse-t-elle à me voir malheureux
Et à me tourmenter de son regard narquois ?
Alors que je l'aime, corps et âme mêlés
Et que j'ai pour elle une immense passion
Alors que je me tais, dans mon coin isolé
Attendant son retour, le cœur en perdition
Philippe
Brat
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