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Je
voudrais
te
tenir
dans
mes
mains
et
te
personnifier
Mais
qui
serais-tu
? À
mes
yeux,
sans
doute
une
femme
Au
visage
d’ange,
aux
cheveux
blonds
au
corps
sculpté
Dans
tes
mains,
je
chercherai
de
ce
monde,
les
trames.
Parfois,
c’est
la
mort
qui
rode
en
personnage
morbide
Comment
te
décrirais-je?
Hideuse?
Aux
cheveux
noirs
Aux
yeux
froids
et
tristes,
avec
le
teint
devenu
livide
A la
main
crochue,
tentant
de
tuer
le
dernier
espoir.
En
réalité,
n’es-tu
pas
les
deux
?compagnes
et
rivales
Dans
une
main
dorée,
recevant
le
tout
premier
souffle
Et
dans
l’autre,
extirpant
le
dernier
et
pauvre
râle
Quand
le
corps,
usé
prêt
à
partir,
lentement
s’essouffle.
Pourtant,
tu
accompagnes
chaque
être
par
ta
présence
Invisible
et
visible,
te
laissant
ressentir
dans
le
corps
Mais
qui
donc,
se
rend
compte,
si
ce
n’est
à
l’absence
Quand
enfin
ou
presque
trop
vite,
s’élève
l’ultime
décor.
Ce
soir,
je
t’accueille
doublement
pour
la
journée
vécue
Celle
donnée
par
Dieu,
pour
partager
son
unique
Amour
Je
jonglerai
chaque
jour
dans
cette
dualité
certes,
prévue
Ainsi
tu
es,
tu
as
été,
tu
resteras
la
vie,
toi
pour
toujours.

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