Je te
reçois tel un cadeau devenu, certes
accessible
Tu n’as
ni ruban, ni même papier autour de toi
En cet
instant, ton cœur au centre, en est la cible
A te
regarder, je commence à avoir foi dans ta
voie.

Le
visage, empreint d’un sentiment, trop
refoulé
Laisse
enfin couler les lourdes larmes libératrices
Celles
qui cachaient tous les souvenirs inavoués
De
cette vie, qui d’elle n’est qu’une simple
actrice.

Le
corps un instant recroquevillé dans cet
appel
Se
remet en position de force, pour accepter
alors
Ce qui
surgit parfois et violemment t’interpelle
Sois
rassuré, car de ce combat, tu seras plus
fort.
L’âme
tapie, se transforme en une douce lumière
Pour te
réchauffer de ce froid, vieux de grisailles
Tu es à
nouveau debout et déjà battant, tu espères
Que
l’instant évoqué restera sans représailles.

Hier
n’est plus, demain ne se lèvera que plus
tard
Fais le
pont pour toi, entre ces deux uniques
époques
Ton
regard brillant, t’éclaire tel un immense
phare
Cherche, créé seul ton unité, sans le
moindre troc.

04/02/2006
Michèle
R. De Guise