Lentement les heures noires se sont écoulées
J’entendais le tic-tac qui me narguait, sans fin
Où s’était caché l’espoir qui devait m’habiter?
J’en oubliais que la vie pouvait être un festin.
Nos cœurs brûlants battaient certes, à l’unisson
Dans l’invisible, je te retrouvais sans te sentir
Nos lèvres scellées de mots, par cette passion
Ne pouvaient vivre ainsi, sans pouvoir grandir.

Combien de fois ai-je prononcé ton nom, en moi
Comme par magie, je ressentais ton âme libre
Seul mystérieux lien, qui me remplissait de joie
Jusqu’à me faire boire cette eau, qui rend ivre.

Le silence a été ma maison, pendant ton absence
Nulle porte n’y figurait, je voulais cette retraite
J’ai aménagé ce temps, comme une délivrance
Pour revenir en t’attendant vers toi, plus prête.
Le miracle est arrivé, puisque tu es de retour
Ma vie entière est tienne, tu es mon besoin vital
Laisse-moi te parler, te crier tout mon amour
Viens, vivons cette histoire, loin des chacals.

Michèle R.De Guise
27/05/06
