J'en aurai écrit des poèmes
Pour dire ou entendre des je t'aime
J'en aurai fait de beaux bouquets
Et fait des fleurs pour être aimée
J'aurais voulu voir aboutir
Des voeux pour pouvoir encore rire
J' ai cru l'amitié éternelle...
Quand j'y croyais, j'avais des ailes
J'ai toujours voulu acquiescer
Au point d'oublier d'exister
J'aurais voulu que l'on me croit
De mes mots doux dits fort ou bas
J'aurais voulu garder la joie
Quand je l'ai crue toujours pour moi
J'en aurai versé bien des larmes
Accepté de rendre les armes
Des deux parties de la barrière ,
L'une devant, l'autre derrière
Chacune tounée de son coté
Et moi aux fils barbelés
Un ange est passé et m'a vue
Gouttes de sang comme Jésus
Et j'étais comme clouée sur place
Mais lui n'est pas resté de glace
De sa main blanche de porceleine
Il a essuyé sang et peines
Et même s'il a fallu du temps
J'en sors indemne en écrivant
Liliane