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Comme ils sont loin les jours où , dans
notre maison,
Dans un havre d’amour douillettement
paisible,
Par les longs soirs d’hiver, bien des
fois nous chantions,
Près de la cheminée, ô bonheur
indicible !

Je nous revois alors, malgré le temps qui
court,
Il me reste d’antan des souvenirs
d’enfance,
Parfois, lorsque je vois venir la fin du
jour,
Nimbée de nostalgie, c’est à eux que je
pense.
Je te revois Maman, assise au coin du
feu,
Me couvrant de caresses , de millions de
baisers,
Me berçant de tes mots si doux , si
mélodieux,
C’était un pur bonheur et comme je
t’aimais…

Ma tête sur ton épaule, je sentais ta
chaleur,
Je réchauffais mes mains au creux de ton
aisselle,
Là, sommeillant un peu, je riais de la
peur,
J’ étais devenue reine, je te voyais si
belle.

Lorsque j’ouvrais les yeux, je voyais
dans les tiens,
Une flamme brillante, était-ce un
reflet ?
Etait-elle lumière d’amour, je le crois
bien,
Aujourd’hui, je le sais, ce n’est plus un
secret ;

Claudie Rolland
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