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Je
voudrais me saouler de printemps et de fleurs
Pour voir ce monde gris habillé de couleurs,
Où les blanches colombes chassant les vautours,
Rythmeraient de leurs ailes un refrain d’amour !
Les ruisseaux de larmes en ce monde insensé,
Seraient une onde bleue sublime de clarté,
Où flotteraient les notes d’un hymne à la paix,
Afin que les toujours deviennent des jamais !
Plus de flaques de sang, plus de corps mutilés,
Mais des coquelicots aux pétales froissés ;
Dans les mains des soldats, plus d’armes, des bijoux
Pour donner en offrande, ici, là-bas, partout !…
Las ! l’hiver qui sévit me prive du printemps…
Il suffirait qu’un jour, l’espace d’un instant,
Un vent compatissant chargé d’arômes sains,
Souffle sur notre monde, où l’on pourrait enfin,
Goûter toute une vie de printemps et de fleurs,
Parfumée de respect, de bonté, de douceur ,
Où les hommes voudraient vivre comme des frères,
Où l’amour, à jamais, jugulerait la guerre.
Claudie Rolland 2003
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