Crépuscule

Quand l’azur s’assombrit au ciel immaculé,
Que le jour lentement, baisse les paupières,
Vient pour nous l’heure bleue où nous aimons flâner
Sur la colline douce ourlée de lumière.

 

Nos cœurs, vibrant au charme du soir qui descend
Battent à l’unisson, loin du monde et du bruit 
Savoureuse fraîcheur au goût d’enchantement
Séduisant horizon aux couleurs d’infini.

 

Le vent nous enveloppe en un voile léger
Constellé de sublimes gouttes de silence.
Dans les blés ondoyants, la caille vient chanter,
Saluée par l’épi que le zéphyr balance.

 

Le village sommeille ; les vieux réverbères
Ouvrent déjà sur lui leurs yeux incandescents,
Divines lucioles, beautés éphémères,
Qu’un souffle de l’aurore éteindra doucement.

 

Dans l’écrin de la nuit, joaillier silencieux,
Le ciel clair du mois d’août pose ses diamants.
Lors dans l’immensité d’un velours précieux,
Voici Vega, Deneb, si purs au firmament !….

 

Les minutes s’égrènent, le vent va, faiblissant,
Douce sérénité au parfum de vacances !
Caché je ne sais où, un violon va lançant
La mélodie d’amour dans le cœur du silence.

 

 

Claudie Rolland