Lumieres
d’un été
Le jour est cristallin,
divin de transparence ;
L’aurore évanescente enrichit l’horizon
D’un diadème d’or qui sublime les monts ;
La vallée sort de l’ombre où dorment les fragrances ;
Que la montagne est belle en robe princière,
Pailletée de soleil, cousue de festons bleus !
Les reflets de ses pans où la lumière pleut,
Séduisent dans le val l’onde des rivières.
Comme enivrés là-haut par une valse lente,
En redingote noire sous la voûte des cieux,
Des oiseaux élégants planent , silencieux,
Dans un décor serti de neige étincelante.
La longue chevelure des cascades discrètes,
Moussant sous le regard azuré du matin,
S’effiloche là-bas, chatouillant les sapins,
Ses cheveux d’opaline enjolivant la fête.
Sur le bord des sentiers, courtisane fragile,
La campanule rose envie le trèfle blanc ;
La frêle graminée se penche, frémissant
Sous l’aile diaprée d’un papillon gracile.
Ô lumineux instants brodés d’insouciance
Dans le fleuve du temps qui emporte les jours !
Rêve d’éternité, d’encore, de toujours,
Auréolant d’espoir ce matin de vacances…..
Claudie Rolland
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|