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Toute une
histoire
Ils étaient
mariés depuis 2 ans déjà et rien ne semblait
vouloir assombrir ce bonheur que tous
enviaient.
Ils ne
roulaient pas sur l’or mais ils se
contentaient de peu.
Elle ne
travaillait pas à l’extérieur mais elle
gardait deux jeunes enfants pour aider à
payer les coûts du ménage.
Cette entrée
d’argent, si minime soit-elle leur
permettait de survivre en attendant des
jours meilleurs.
Puis,
Caroline devint enceinte et après
l’accouchement elle continua à prendre soin
de ces trois enfants qu’elle adorait.
La fatigue se
faisait parfois sentir mais elle tenait bon
pour arrondir les fins de mois.
Il
travaillait comme pompier pour la ville de
Montréal et les salaires n’étaient pas très
élevés dans les années 50. Il fallait
vraiment mettre la main à la pâte pour
joindre les deux bouts.
Il aurait
bien voulu acheter un gâteau pour souligner
la fête de Caro qui devait avoir lieu la
semaine suivante mais il était cassé comme
un clou…
Il emprunta
la modique somme de $2.00 à son beau-frère
pour réaliser son projet et le « Grand
Jour » arrivé il put lui faire la surprise
planifiée.
Quand vint le
moment de souffler les chandelles les
enfants s’en donnèrent à cœur joie en criant
« Fais un vœu et souffle fort »
Caro en avait
les larmes aux yeux, elle avait pensé qu’il
l’avait oubliée…
Le mercredi
soir, elle allait au cinéma pour profiter du
taux réduit ce soir de la semaine et son
mari gardait les enfants…
À son retour,
il avait baigné et couché les enfants mais
elle trouvait les couches dans une chaudière
dans la salle de bain…
Les couches
jetables n’existaient pas en 1953 ou si
elles existaient elles coûtaient trop cher…
Le jeudi,
c’était le tour de Michel de prendre congé
en allant jouer au bowling…
Quand
décembre arriva, elle devait aller à la
confesse pour pouvoir communier à Noël, mais
les choses ne se passèrent pas comme elle
l’aurait voulu…
En entrant
dans le confessionnal, elle dit les prières
d’usages et dit au prêtre
qu’elle et
son mari « empêchaient la famille »…Erreur…
Le vieux Père
entre dans une colère noire et lui demande
quel âge a son enfant et quand elle lui dit
qu’il est né en septembre il lui répond
qu’il ne peut lui accorder l’absolution à
moins qu’elle ne manifeste du repentir…
Et n’oubliez
pas madame dit-il que vous devrez revenir à
la confesse au même prêtre selon la loi de
la « Sainte Église » pour obtenir
l’absolution.
La pauvre
Caro sort du confessionnal en larme et
honteuse car elle sait fort bien que tous
les gens qui attendaient en ligne pour se
confesser avaient entendu les paroles
violentes du prêtre…
Honteuse,
elle sort de l’église à toute vitesse et le
vent glacial fouette ses joues et y fait
geler les larmes qu’elle ne peut contenir
jusqu’à la maison.
À son
arrivée, elle raconte le tout à son mari car
ils doivent décider s’ils pouvaient avoir un
autre enfant…
Leur
situation financière ne le leur permettant
vraiment pas, ils optèrent pour
l’abstinence…
Mais elle
avait la rage au cœur et en voulait à ce
prêtre qui l’avait humiliée alors qu’elle
était venue chercher le pardon de ses
fautes…
Quand Noël
vint, ils allèrent à la messe de minuit mais
ne purent aller communier.
Par la suite,
Caro décida de parler à Dieu directement…
Elle lui
offrait sa journée le matin et le soir elle
priait pour implorer son pardon…
Le couple
essayait de s’abstenir sans beaucoup de
succès et un jour elle
reçut un coup
de téléphone d’une amie lui disant : «Il y a
longtemps qu’on s’est vues, je ne savais pas
que tu avais décidé de teindre tes cheveux
en noir »
Mais non
dit-elle, je suis toujours blonde, pourquoi
dis-tu ça?
Voyons, je
t’ai vue entrer au Bowling avec Michel et tu
avais les cheveux foncés.
Tu as dû
faire erreur !!!
En
raccrochant, elle réalisa que Michel devait
aller chercher ailleurs ce qu’elle lui
refusait parfois…
Elle ne
pouvait se résoudre à faire l’amour oral,
elle avait essayé mais elle avait vomi tout
de suite après…Il en avait été insulté en
déclarant que si elle l’aimait vraiment,
elle n’aurait pas dédain de lui…
À son retour
du bowling, elle lui dit :
Tu sais
chéri, j’aimerais aller jouer au bowling
avec toi, on pourrait prendre une gardienne
pour nous permettre de sortir ensemble au
moins une fois par semaine…
Il répondit
que l’équipe ne comptait que des hommes et
qu’il ne voyait pas ce qu’elle viendrait
faire là…
Elle se
tourna vers la fenêtre pour qu’il ne voie
pas les larmes perler à ses yeux…
Puis il y eut
ce soir où elle crut l’avoir reconquis alors
qu’ils faisaient l’amour
il était fou
de bonheur et quand il fut rendu au 7e
ciel il gémit et cria le nom d’une autre
femme…
Qu’as-tu dit,
dit-elle en le repoussant brusquement?
Elle venait
d’avoir la confirmation de ses soupçons
Elle se
dégagea puis sauta en bas du lit et prit une
douche où les larmes se mêlaient à l’eau.
Elle voulait
laver la souillure de son corps…
Quand elle
revint à la chambre, il dormait ou faisait
semblant…
Dans les
jours qui suivirent, l’ambiance était
glaciale car elle ne savait quoi dire pour
essayer de clarifier la situation…
Elle aurait
voulu lui demander s’il voulait se séparer
d’elle mais avait peur de la réponse.
Ils
continuaient à cohabiter sans vraiment en
avoir envie…
Un soir où il
passait la soirée à la maison pour écouter
le hockey pendant qu’elle faisait le
repassage à la cuisine, il lui cria
« Huguette veux-tu m’apporter un coca s’il
te plait »
Elle ne
répondit pas et quand il réitéra sa question
elle arriva dans le salon
les mains
vide et lui dit que quand il voudrait
quelque chose, elle ne répondrait jamais au
nom d’Huguette…
Naturellement, les choses allaient de mal en
pis…
Arrive le
weekend, il lui annonce qu’il va à la chasse
seul, elle le soupçonne d’y emmener sa
maîtresse alors elle prépare les draps,
serviettes, pyjama chaud car c’est froid au
chalet en fin d’octobre…
Elle lui fait
un gros pot de fèves au lard et ajoute des
œufs et du bacon car son voisin de chalet
doit aussi apporter des victuailles.
Durant la
journée de vendredi, elle reçoit un coup de
téléphone anonyme lui apprenant que la
partie de chasse n’est qu’un prétexte pour
passer la fin de semaine avec Huguette…
Folle de rage
elle se précipite chez un marchand de
gadgets du quartier qui vend toutes sortes
de choses pour jouer des tours et comme
c’est sa femme qui est au comptoir, elle lui
demande si elle vend de la poudre à gratter…
Que
voulez-vous faire avec ça ma petite dame?
Elle lui
raconte ce qui lui arrive et la femme lui
vend la poudre en lui recommandant d’en
mettre un peu seulement dans les draps et
couvertures.
Puis elle
demande de lui en donner des nouvelles…
Elle revient
chez elle en imaginant un plan diabolique
qui gâcherait les ébats amoureux des
infidèles…
En toute
hâte, elle ouvre la valise et en sort draps
et couvertures pour saupoudrer le produit
irritant et replie le tout soigneusement et
referme la valise aussitôt car son mari doit
bientôt arriver de travailler pour se
changer
et repartir
aussitôt vers le nord…
En effet il
arrive environ 45 minutes plus tard et
repart rapidement en disant qu’il reviendra
dimanche soir tard en soirée.
Elle le
regarde partir par la fenêtre et lui envoie
la main en souriant…
Caro la douce
Caro est devenue diabolique et elle est
fière d’elle en préparant le souper des
petits.
Elle se
surprend même à chanter avec eux après le
souper.
Elle joue un
peu avec eux, puis après les avoir baignés
ils se couchent et s’endorment rapidement.
Elle écoute
distraitement un film à la T.V. puis après
avoir pris une bonne douche elle se couche
vers 23hres après « Les nouvelles du soir à
TVA. »
Elle a pris
sa petite fille pour coucher avec elle et
tout le monde dort paisiblement quand elle
entend une clef tourner dans la serrure…
Effrayée elle
se lève et saisit un bâton de baseball
appuyé dans le coin de la chambre car son
mari travaille souvent de nuit…Elle est
prête à attaquer le voleur…
La pauvre
Caro va-t-elle être victime du voleur?
Saura-t-elle
défendre ses petits?
C’est ce que
vous saurez en revenant me lire à la
prochaine mise à jour…
Votre amie…
Suite 2
Elle tient le
bâton fermement et s’apprête à fesser quand
Michel l’attrape en riant…
Ouf! Que
viens-tu faire à 2 heures du matin dit-elle…
Tu n’es pas à
la chasse?
Il y avait un
barrage sur la route et j’ai fait demi-tour…
Quoi? Tu as
fait tous ces kilomètres alors que tu avais
un équipement complet?
J’ai mis un
temps fou à tout préparer pour toi, des
beans, tourtière, sandwiches gâteaux
biscuits etc.
Oui, je
m’ennuyais déjà de toi…
Alors je
prends une douche et je viens te rejoindre,
je suis crevé après avoir conduit 600
kilomètres.
Il est revenu
pour moi se dit-elle avec émotion…
Elle va
coucher sa petite fille dans son lit et
attend Michel avec impatience.
Elle est
songeuse…
Il a
peut-être retrouvé la raison se dit-elle.
Il s’approche
enfin du lit, il sent bon mais il lui tourne
le dos et éteint rapidement la lampe en se
grattant vivement les cheveux et le cou.
Elle aurait
voulu se frôler contre lui mais elle a peur
d’attraper sa grattelle, d’autant plus qu’il
dort déjà ou bien fait-il semblant?
Elle ne peut
fermer l’œil car il est agité et se gratte
fréquemment le dos, le cou, les bras, les
jambes et le torse…
Il se
tortille et change souvent de position tout
en se grattant et en maugréant…
Elle s’est
endormie tard car elle jouissait du
spectacle en riant sous carpe…
Elle
savourait sa vengeance…
Au petit
matin, elle se réveille avant lui à cause
des enfants qui ont faim et la routine doit
reprendre…
Comme elle
s’apprête à quitter la chambre elle le voit
qui se gratte encore en dormant et que sa
peau est striée de marques rouges…
Elle réalise
qu’il est allé au chalet avec « Elle »
qu’ils se sont mis au lit et que le Weekend
a été écourtée à cause des démangeaisons…
Elle
s’imagine la scène et rit dans sa barbe…
Quand il se
lève, il prend son déjeuner en lisant le
journal sans avoir le moindre regard pour
elle…
Elle lui
parle de son sommeil agité et il dit qu’il
doit avoir fait une allergie à quelque
chose…
Après sa
toilette elle lui fait un massage avec de la
crème spéciale pour soigner les
démangeaisons.
Comme elle a
fait disparaître le reste de la poudre et
son enveloppe, elle ne craint rien mais se
demande s’il se doutera de quelque chose…
Dès qu’il est
parti elle s’empare de la valise pour
remplacer les draps contaminés par d’autres
draps propres car elle ne veut pas qu’il
sache qu’ils sont la cause de ses déboires.
Elle les mets
dans la laveuse et fait une brassée pour
effacer les preuves qui pourraient
l’incriminer.
Le soir elle
défait la valise alors qu’il est à la maison
et place le tout dans les armoires…
Elle lui
annonce qu’elle doit sortir avec une amie
pour aller à une démonstration de produits
Tupperware et comme il devait être absent,
la voisine doit garder les enfants.
Il se change
en vitesse et part dans l’auto qu’ils ont
mis tant de temps à s’offrir.
Quand son
amie vient la chercher vers 19.30 heures
Caro lui demande de passer sur la rue Saint
Denis, histoire de voir si l’auto est garée
chez sa maîtresse dont elle avait pu avoir
l’adresse par une autre amie qui demeure sur
la même rue et qui s’étonnait de voir l’auto
stationnée aussi souvent près de chez elle
sans qu’ils aillent la visiter…
En effet,
l’auto est garée devant sa porte, Caro
demande à son amie d’arrêter un peu plus
loin et de l’attendre quelques minutes…
Elle
s’approche de la voiture à pas de loup, et
en fait le tour en prenant soin de dégonfler
chacun des pneus…Elle rit en entendant le
long pishhhhh…quand elle pèse sur la valve
son cœur bat à une vitesse folle car elle a
peur de se faire prendre…Puis elle rejoint
son amie en courant et elles démarrent en
trombe…
À son retour,
vers minuit il est déjà couché, la gardienne
est partie et les enfants dorment à poings
fermés.
Dimanche,
elle fait du sucre à la crème que les
enfants adorent et tout se passe dans le
calme et Michel ne sort pas de la soirée. Il
se gratte encore mais la crème fait
effet…Caro l’a soigné avec une telle
sollicitude…hi hi hi
La semaine
s’écoule monotone mais il est retourné au
travail vu que son long congé est terminé.
Caro essaie
de comprendre ce qui se passe mais rien ne
laisse soupçonner ses intentions.
Et puis un
jour alors qu’elle s’attendait au pire, il
lui annonce que tout est fini avec l’autre
et qu’il désire reprendre la vie comme avant
alors qu’ils étaient si heureux.
Mais il a
besoin de s’éloigner et lui annonce qu’il
part en retraite fermée
dans un
monastère de la banlieue de Saint-Hyacinthe…
Il doit
revenir le dimanche pour souper.
Caro se jette
dans ses bras en pleurant puis elle lui
prépare une petite valise pour la fin de
semaine…
Elle n’y met
pas de poudre à gratter cette fois hi hi hi.
Le dimanche
après midi, elle prépare le souper qu’il
préfère, elle a défoncé son budget mais
elle l’attend fébrile, elle a demandé à sa
belle-sœur de garder les enfants pour
pouvoir souper en tête à tête avec son mari
repentant…
Cinq heures
arrive et elle revoit la disposition de la
table pour que tout soit parfait.
Elle va à la
fenêtre anxieuse de le voir arriver mais le
temps passe et il n’arrive toujours pas…
Elle craint
un accident et décide d’appeler au monastère
où on l’informe qu’il a quitté vers 16.30
heures…
La distance à
parcourir étant de 50 kilomètres il devrait
être arrivé depuis longtemps.
Il arrive
enfin à 20 heures…
Le repas est
froid mais il a déjà soupé…
Elle a envie
de crier mais se tait comme d’habitude car
elle a peur qu’il ne parte encore.
Il dit avoir
fait une crevaison et pendant que le
garagiste réparait le pneu crevé il avait
soupé dans un casse-croute situé en face du
garage.
Caro est
soulagée et croit ses dires. « L’innocente »
Le calme
semble être revenu depuis 15 jours et Caro a
toujours peur qu’il ne s’absente mais
réussit à cacher ses émotions.
Elle vaque à
ses occupations avec ardeur et va même
jusqu’à laver murs et plafonds avant
l’arrivée de Pâques pour lui éviter cette
corvée qu’il assumait dans le passé.
Elle en est
rendue à sa dernière pièce et prend un peu
de repos assise par terre
tenant un
beigne d’une main et un Coca cola de
l’autre…
Elle a hâte
d’en finir quand elle se souvient qu’elle
n’a pas été chercher le courrier dans la
boîte à malle.
Elle descend
rapidement les 3 étages et revient avec les
comptes du mois.
Quand elle
ouvre celui de Bell Canada elle constate
qu’il y a un interurbain
qui leur a
été chargé par erreur car elle ne connaît
pas ce numéro.
Elle appelle
la compagnie de téléphone, où on lui apprend
qu’il s’agit d’un appel à frais virés en
provenance d’une autre ville…
Une personne
du nom de Huguette x aurait parlé durant 10
minutes à M. Michel x
Caro refuse
d’accepter ce montant et on lui dit de ne
pas le payer.
Le plus drôle
de l’histoire c’est que Huguette avait
téléphoné alors qu’elle passait une semaine
de vacances chez son oncle dans les
Laurentides…
Celui-ci a
été facturé pour cet appel fait de chez-lui.
La chicane
s’est de nouveau installée entre les deux
époux et Caro se promet de garder les yeux
grands ouverts.
Quand Michel
travaille de nuit, il doit dormir le jour
alors, durant son sommeil elle part en
voiture avec les enfants pour aller faire
ses commissions puis elle se rend au parc
pour leur permettre de jouer un peu dans les
balançoires.
Pendant ce
temps elle ouvre le coffre arrière de la
voiture tout en les surveillant et elle
cherche des preuves au cas où elle devrait
entamer des procédures de séparation ou
autres.
Elle ne peut
se payer le luxe d’engager un détective
privé
Voilà qu’elle
trouve une pile de lettres écrites au crayon
où Huguette lui déclare son amour et le
supplie de lui revenir…
Elle les
ouvre toutes et lit le récit de leurs ébats
amoureux…
Elle trouve
aussi une dizaine de photos de sa rivale
posée nue dans un motel…
Caro met le
tout dans sa bourse et continue ses fouilles
pour découvrir un écrin contenant une belle
montre pour homme qu’Huguette lui avait
probablement acheté pour son anniversaire.
Folle de
rage, Caro ouvre le coffre à outils et
s’empare d’un outil massif pour casser la
montre de telle façon qu’elle sera
irréparable, elle la frappe encore et
encore, puis elle la remet dans l’écrin…
Son cœur bat
la chamade, elle pleure et se promet d’être
plus vigilante à l’avenir…
Elle lui
avait elle-même acheté une montre pour Noël,
mais elle était bien moins jolie que
celle-ci…
Elle s’était
privée de beaucoup de choses pour la lui
offrir…
Elle
souffrait énormément car elle perdait ses
illusions une fois de plus.
Quand il
s’aperçut que sa montre était démolie il lui
fit une crise terrifiante
la prit à la
gorge en la renversant…
Elle crut sa
dernière heure venue mais sa fillette s’est
réveillée en pleurant
et il s’est
enfui pour ne revenir que le lendemain.
Il trouva la
maison vide à son retour car Caro était
allée se réfugier avec sa fille chez sa
belle-mère…
Il lui a
téléphoné pour la supplier de revenir en
promettant que cela ne se reproduirait plus
jamais…Je vais vous chercher supplia-t-il…
Elle se
reprit à espérer mais…
Comme elle
sombrait dans la mélancolie elle avait
retourné les 2 enfants qu’elle gardait pour
ne s’occuper que de sa fillette de 5 ans.
Elle voyait
son médecin qui lui prescrivait des cachets
pour contrer cette dépression qui la minait.
Elle fondait
à vue d’œil et ne souriait plus…Elle avait
perdu la joie de vivre.
Elle
imaginait les pires vengeances sans oser les
mettre à exécution.
Ses amies lui
disaient : « Tu parais bien, tu es belle
fais-lui donc la même chose » Il y a des
hommes qui ne demanderaient pas mieux que de
te gâter.
Mais elle
répondait qu’elle ne voulait pas s’abaisser
à son niveau…
Puis, une
chose en entraînant une autre, il arriva
ivre une nuit et se servit d’elle comme
d’une chose lui appartenant…
Il ne se
retira pas à temps et s’endormit en roulant
à côté d’elle…
Caro courut à
la salle de bain pour se laver et essayer
d’effacer la souillure
de ce contact
dégradant…
De plus, elle
craignait de devenir enceinte et passa le
reste de la nuit à compter les jours sur le
calendrier…
Elle était
désespérée même si elle croyait ne pas être
dans une période de fertilité…
Il buvait de
plus en plus et les scènes devenaient de
plus en plus violentes quand un jour, une
amie qui travaillait dans une pharmacie dit
à Caro:
« Je connais
un médicament qui pourrait t’aider à
l’arrêter de boire comme un porc… »
Je vais en
parler à mon patron et je t’en donne des
nouvelles dès demain…
Vous qui me
lisez, connaissez-vous ce remède?
Pouvez-vous
me dire de quoi il s’agit?
Il parait que
c’est inodore et incolore…
Venez lire la
suite lors de la prochaine mise à jour de
Claudy.
Votre amie
qui vous reviendra sous peu…

Je vous
reviens j'espère que vous avez aimé ce fait
vécu
Suite 3
Caro se
demandait bien quel produit miracle pourrait
le guérir de ce besoin de boire mais elle
était prête à tout pour qu’il redevienne
sobre et peut-être le ramener à la raison…
Il s’est
écoulé environ une semaine avant qu’elle
puisse entrer en possession du liquide
émétique (vomitif) que lui procura son amie.
La bouteille
qui contenait 500 ml de ce qui semblait être
de l’eau, devait être versée en petite
quantité dans le verre de boisson ce qui
n’était pas facile car il buvait rarement à
la maison.
Elle
attendait avec impatience qu’il prenne une
bière mais rien à faire.
Pendant ce
temps, il la harcelait de questions pour
savoir ce qu’elle avait fait des photos et
des lettres disparues de la voiture et le
climat était tendu comme jamais.
Un jour,
excédée par toutes ces questions elle lui
dit qu’elle avait déchiré les photos et les
avait envoyées dans les toilettes « La merde
avec la merde » dit-elle…
Tant qu’aux
lettres elles les avaient brûlées dans le
foyer en allant visiter sa sœur, on avait
besoin de faire feu de joie je suppose…
Furieux il se
dirige vers le réfrigérateur, s’empare d’une
bouteille de bière et d’un verre et va
s’asseoir au salon car le hockey va
commencer.
Elle voit sa
chance venue mais comment lui administrer la
potion magique sans être vue?
Elle attend
patiemment tout en faisant quelques travaux
dans la cuisine.
Après la 3e
bouteille il doit aller aux toilettes alors
elle profite de ce court moment pour saisir
la bouteille dont elle avait enlevé
l’étiquette du fabricant pour la remplacer
par une autre indiquant « eau bénite » et
court vers le salon où elle voit le verre à
moitié plein et elle verse environ 1
cuillère à thé du produit...
Elle n’a que
le temps de dissimuler la bouteille derrière
un meuble car il revient avec une autre
bière en vitesse pour ne pas manquer le fil
de son sport préféré…
Elle se
demande quand le produit fera effet et
surveille attentivement pour percevoir le
moindre bruit suspect…
Elle entend
parfois…
« Et c’est
le but »
Puis
l’annonceur crie le score d’une voix
tonitruante…
Peu de temps
après, il court vers les toilettes et
vomit….
Affolée elle
lui offre son aide et prend une
débarbouillette mouillée d’eau froide
qu’elle lui passe sur le front avec beaucoup
de compassion…
Il est blanc
comme un drap…
« Elle se dit
à elle-même, tu n’auras pas le dernier mot
avec moi… »
Il s’est
couché tôt ce soir là…Huguette a dû
l’attendre en vain…Bravo…
Le lendemain,
il a pris un café noir et avait mal au bloc
comme on dit au Québec…
S’il avait su
que les photos et lettres avaient été mises
dans une enveloppe et que Caro avait collé
le tout en utilisant du sparadrap sous un
tiroir de la table de nuit, tout près de
lui...
Caro
savourait sa vengeance une fois de plus…
Elle croyait
tellement qu’il resterait enfin à la maison
qu’elle était prête à tout pour l’y forcer.
Quelques
jours plus tard il arrive tard à la maison,
saoul comme jamais…
Il a pris de
la boisson ailleurs et n’a pas été malade
cette fois.
Il va falloir
être prudente car s’il n’est malade qu’à la
maison il va se douter de quelque chose…
Il me semble
que tu devrais prendre un café ou encore un
thé avant d’aller dormir dit-elle…
Ok pour un
thé comme toi seule sait le faire dit-il en
lui prenant la main…
Mais après la
douche.
Tiens, tiens
se dit elle…
Elle voit sa
chance, de lui administrer sa potion…
Quand il sort
rafraîchi de la douche il a meilleure mine
et avale le thé chaud que Caro lui a servi,
puis il va au lit…
Quelques
heures après il se lève et court vers la
toilette pour se vider une fois de plus…
Cette fois
Caro fait semblant de dormir mais elle a
honte de rendre son mari malade…S’il fallait
qu’il meure?
Après
quelques doses du produit, elle lui dit
d’aller consulter leur médecin de famille au
cas où il aurait des ulcères…
Naturellement
les tests ne donnèrent rien et le médecin,
après un interrogatoire serré, en vint à la
conclusion que ses malaises pouvaient
provenir d’un sentiment de culpabilité
compte tenu de ses escapades et infidélités.
Il était
révolté et la pauvre Caro subissait ses
agressions verbales…
Il découchait
de plus en plus souvent puis rentrait vers 6
heures pour se changer et repartir aussitôt
pour aller travailler selon son horaire de
travail.
Caro était de
plus en plus maigre et ne mangeait presque
pas, elle n’en pouvait plus de cette triste
vie…
Elle se
demandait quoi faire pour le retenir à la
maison quand…
Un samedi
soir, il prit sa douche et pendant ce temps
elle conçut un plan machiavélique…
Elle se dit
que si ses vêtements étaient salis il
n’oserait pas sortir…
Alors elle
ouvrit le garde robe et fit de grandes
barres de Make-up sur ses vestons, pantalons
chemises et tout ce qui lui tombait sous la
main…
Son cœur
battait tellement elle avait peur de se
faire prendre…
Il sort de la
douche tout frais rasé et s’apprête à
s’habiller…
Il passe en
revue tous ses vêtements, il est furieux…
Il retourne à
la salle de bain et en ressort vêtu de ses
jeans…
Croyez-le ou
non, il est sorti quand même…
En passant
près d’elle, il l’a regardée d’un air
narquois et est parti…
Elle s’est
sentie tellement ridicule qu’elle s’est
effondrée sur le lit
en pleurs
jusqu’à ce qu’elle s’endorme toute habillée…
Elle fut
réveillée par la sonnette de la porte…
Avant
d’ouvrir, elle demanda « qui est-là? »
Ouvrez,
police…
Elle regarda
par l’œil de bœuf et vit deux policiers en
uniformes…
L’un montrait
sa carte d’identification…
Que se
passe-t-il dit-elle en ouvrant?
Madame, votre
mari a eu un grave accident…
Il est à
l’hôpital?
Non, il était
trop tard…
Quoi?
Il est mort
sur le coup…
Il était seul
dans l’auto?
Il n’est pas
décédé d’un accident de voiture, il était
dans un club de la rue
Saint-Laurent
quand un homme a tenté de commettre un vol à
main armée…
Votre mari a
essayé de s’interposer entre le voleur et la
caissière quand il a reçu une décharge de
carabine tronçonnée en pleine poitrine…
Le rapport de
l’autopsie dira combien de plombs il a reçu.
Nous sommes
désolés d’avoir à vous apprendre son décès
mais on a besoin de vous pour l’identifier à
la morgue…
Caro est
effondrée, elle leur demande de l’attendre
au salon pendant qu’elle passe un coup de
téléphone pour demander à sa voisine de
venir garder…
Elle met un
manteau rapidement et part avec eux.
Il est 2
heures du matin et durant le trajet elle
pleure en silence…
Elle m’a
téléphoné avant d’aller à la morgue pour que
je l’y rejoingne…
Elle n’a
personne d’autre que moi pour la soutenir
dans ces moments difficiles.
Je l’ai aidée
de mon mieux par ma présence constante
auprès d’elle…
Au salon
funéraire il y eût des fleurs en abondance
et les compagnons de travail, parents et
amis lui rendirent hommage et offrirent
leurs sympathies
à Caro qui
demeurait debout près du cercueil…
Elle ne
voulait pas s’absenter, même pour prendre
une bouchée car elle attendait Huguette de
pied ferme…
Et quand elle
devait aller aux toilettes je prenais la
relève et ouvrais l’œil…
Mais Huguette
n’est pas venue…
Après le
service funèbre et l’inhumation au
cimetière, un buffet fut offert et après le
départ du dernier convive, la solitude
s’installa dans la vie de Caro
qui
regrettait amèrement ses actes de vengeance
d’autrefois. Elle me dit :
« Maintenant, je sais où il dort…»
« Qu’il
repose en paix…»
Elle n’a
jamais refait sa vie, sa fille était sa
seule consolation…
Je l’ai
perdue de vue depuis, mais j’aimerais bien
la revoir…
Caro, si tu
me lis, écris à Claudy, elle me transmettra
ton courriel…

À bientôt mes
amis(es)
Votre amie :

Merci Claudy
de me permettre de raconter ces faits vécus.

Chez Claudy

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