On l'appellait "Le Glaçon"




 

Monique avait toujours été complexée…

Elle aurait aimé être belle et intelligente comme sa sœur disait-elle…

Je crois que ses parents étaient bien coupables de ce complexe puisqu’ils vantaient toujours les vertus de l’ainée.

 

Refusant les avances des garçons, elle vivait isolée dans sa bulle…

Méfiante, désagréable envers eux ’ils disaient qu’elle était froide  et l’avaient baptisée

« Le Glaçon »

Pour toute distraction elle se permettait le cinéma une fois par semaine.

Les autres jours elle lisait tout ce qui lui tombait sous la main.

C’est en parcourant distraitement les annonces d’un journal qu’elle en découvre une disant :

« Homme célibataire, solitaire désire correspondre sérieusement avec jeune fille de 18 à 30 ans. Bien vouloir joindre photo. »

Elle met le journal à la poubelle avec dédain et va se coucher vu qu’elle se lève très tôt le lendemain…

 

N’arrivant pas à trouver le sommeil, elle se lève pour faire des mots croisés se disant que ça l’aiderait à s’endormir…

Le journal plié ne lui montre que cette annonce qui la fascine…

 

Monique, ne sait pas comment rédiger ce genre de lettre.

Elle commence par écrire l’adresse sur une enveloppe qui, si elle se décide à répondre à cet homme, arrivera à une boite postale dans la ville de Québec…

Et pourquoi pas???

Ça m’amusera et il ne viendra pas me voir, il demeure tellement loin…

Elle trempe sa plume dans l’encrier (on est en 1946) les stylos à billes n’existent pas encore.

 

Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de votre annonce, j’avoue que je suis un peu honteuse de cette démarche car ma famille ne m’approuverait certainement pas.

Mon but est seulement de meubler ma solitude.

Je suis Monique 20 ans

Deux photos accompagnent ma lettre…

Vous garderez celle que vous préférez et me retournerez l’autre…

Ainsi je saurai si je vous ai plu…

Vous recevrez probablement plusieurs lettres en réponse à cette annonce mais si vous choisissez une autre correspondante veuillez me retourner les 2 photos en indiquant un « X » à l’endos de celle que vous auriez préférée.

J’apprécierais recevoir la vôtre par le retour du courrier…

 

 

Puis c’est l’attente…

Elle a hâte d’arriver à la maison chaque soir après le travail…

Le facteur n’apporte la réponse qu’une semaine plus tard…

 

Chère Monique,

Je ne sais pas quel jeu vous jouez mais je veux bien m’y prêter pour cette fois seulement.

Je vous retourne la photo qui ne peut m’intéresser mais j’espère que vous  voudrez bien m’expliquer les raisons de ce test plus tard…

Comme l’annonce le disait je suis un solitaire et votre photo à déjà sa place sur le bureau de ma petite chambre comme si elle était attendue depuis toujours.

Si vous consentez à m’adopter après avoir examiné ma photo je serai le plus heureux des hommes.

En effet j’ai reçu plusieurs lettres mais je vous ai choisie à cause de la pureté de votre style.

Espérant vous rencontrer un jour…

Amicalement…

Georges

 

Ps : Pour la photo, vous voudrez bien la remettre à votre amie, elle n’aura aucune chance avec moi…Elle est jolie mais trop blonde pour mon goût.

 

Monique tient la photo de sa sœur dans ses mains…

Elle n’en revient pas…

C’est la sienne qu’il a choisie.

Monique se sent revivre…

Elle lui plait…

 

La photo de sa sœur reprend sa place dans le cadre qu’elle raccroche au mur de sa chambre.

Puis, elle s’attarde rêveusement à celle de l’homme de 37 ans…

Il a les cheveux foncés les yeux perçants…

Toutefois il semble tellement triste.

 

Cette lettre a bouleversé sa vie…

Monique devient plus aimable, fait des courses dans les magasins après son travail elle est de plus en plus coquette.

Un vrai miracle quoi…

Sa mère se pose des questions sans oser les formuler.

 

Les lettres sont plus fréquentes…

Ils échangent des confidences…

Georges est discret concernant son travail ne parlant que d’un vague contrat dans le grand nord de la province…

Il ne lui téléphone jamais…

Elle le soupçonne même d’être quelque peu avare…

Après 15 mois de correspondance de plus en plus enflammée, il lui apprend que son contrat arrive à terme…

Il doit retourner dans sa ville natale et communiquera avec elle dès son arrivée.

Sois patiente, je te réserve une surprise.

 

Les quelques jours qui suivent lui paraissent interminables…

Le vendredi elle va chercher le courrier…

Toujours rien…

Bon il va falloir attendre à lundi maintenant  pense-t’elle tristement…

 

Samedi on sonne à la porte, sa mère lui crie « Monique c’est pour toi »

Elle accourt pour recevoir le livreur du fleuriste du coin.

Mademoiselle « Monique? »

Oui

C’est pour vous dit-il en lui tendant une longue boite étroite…

Elle lui donne un pourboire et se sauve rouge de confusion…

Piquée de curiosité sa mère entre sans frapper dans sa chambre et voit la magnifique rose que sa fille serre sur son cœur tout en lisant la lettre qui accompagne l’envoi…

Maman, cette rose vient de Georges, il me demande de l’épouser…

Tu es folle?

Qui est ce Georges dont tu ne nous as jamais parlé?

Je l’aime, maman, je vais lui dire « Oui » dès qu’il m’appellera ce soir pour avoir ma réponse…

Ben voyons donc, on ne se marie pas par correspondance!!!

Elle n’arrive pas à comprendre sa fille autrefois si réservée…

Dans quelle aventure Monique s’engage-t-elle?

Sa mère a-t-elle raison de s’inquiéter?

C’est ce que le deuxième chapitre vous apprendra lors de la prochaine lettre de mise à jour de Claudy…

Soyez au rendez-vous…

À bientôt mes amis(es)

 

Suite de l'écrit "Le Glaçon"

 

Après avoir soupé Monique soigne sa toilette en attendant le coup de fil de Georges…

Interdiction aux autres membres de la famille d’utiliser le téléphone pour laisser la ligne libre…

On sonne à la porte, elle se précipite et se retrouve face à face avec l’amour de sa vie…

Il lui tend les bras…

Elle s’y blottit, le cœur battant à tout rompre,  …

Il est séduisant mais semble avoir peur du verdict des parents de Monique…

On l’invite à prendre un café. La mère sort ses délicieux petits gâteaux.

Monique est rassurée puisque sa maman ne fait sa recette spéciale que pour les invités de marque.

La bataille est gagnée.

Sa sœur Christiane se retire après un bref bonsoir.

Elle accepte difficilement que sa cadette se marie avant elle…

Les préparatifs pour le mariage se fond à une vitesse fulgurante…

Quand on demande à Georges de fournir la liste de ses invités, il répond seulement qu’il n’a personne au monde ni parents ni amis…

Étrange fait la mère pensive…

À l’église, le frère de Monique sert de témoin à Georges.

Tout se déroule comme prévu et les mariés font un court voyage de noces puisqu’ils ne sont pas très fortunés.

C’est Raymond, le frère aîné de Monique qui les conduit en auto à  Plattsburg où ils couchent dans un « Tourist room » pour économiser un peu.

Il s vont à la plage et mangent peu…Tout est tellement cher…

Le mercredi, ils doivent revenir vite car il reste seulement de l’argent pour prendre l’autobus vers Montréal.

La famille les accueille avec joie avant qu’ils n’entrent dans leur nouveau petit nid d’amour dont les femmes ont garni les fenêtres de rideaux…

En leur absence, on y a transporté les cadeaux de noces, installé les draps et couvertures sur le lit pour que tout soit prêt à leur retour.

Et la vie continue…

Monique flotte sur un nuage…

Ils vont travailler tous les matins puis se retrouvent le soir affamés l’un de l’autre…

Ils font l’amour sur des airs de musique diffusés par un vieux radio qui leur a été prêté…

Ils ont parfois des éclats de rire qui font d’eux le couple le plus heureux qui soit…

Le monde leur appartient.

 

Quelques mois après le mariage, ils commencent à souper quand Monique court à la salle de bain…

Elle est malade et vomit tout ce qu’elle a pu manger dans la journée.

Georges est très inquiet.

N’ayant pas les moyens d’avoir le téléphone il se précipite chez sa belle-mère qui demeure à quelques pas…

Celle-ci le suit à la course…

Elle sourit à Monique en lui apprenant qu’elle va être maman…

Tout le monde pleure de joie.

 

La grossesse est difficile, Monique doit se reposer fréquemment…

Georges est très inquiet car il a été suivi sur la rue depuis quelques jours…

Aussi dit-il à Monique d’être prudente et surtout de ne pas ouvrir la porte aux vendeurs qui font du porte à porte…

Serais-tu jaloux?

Non mais je n’ai pas aimé me faire suivre de la sorte…

Mais pourquoi as-tu été suivi?

J’ai cru voir un fantôme du passé…

Passé qui n’a rien de bien brillant crois moi…

Que veux-tu dire?

Écoutes, j’ai des choses très graves à te dire mais je ne sais vraiment pas par où commencer…

Si tu commençais par le commencement?

Il a la tête basse comme s’il avait peur de ce qu’il va dire…

Monique attend avec appréhension sans mot dire…

 

J’ai été la honte de mes parents, mon père m’a renié, déshérité quand j’ai été arrêté et accusé d’avoir traversé de la drogue du Maroc à bord d’un petit avion qu’il m’avait offert le jour de ma graduation.

Tout ce que je possédais a été saisi et je suis sans le sou.

 

J’ai tout perdu, ma famille ne venait pas me visiter en prison puisque mon père m’ayant renié comme son fils n’a pas voulu me fournir un avocat pour me défendre…

Durant mon incarcération j’ai vécu l’enfer, j’ai subi les agressions de têtes fortes de l’endroit qui voulaient me convaincre de passer des messages et de renouer contact avec la pègre quand je serais sorti.

J’ai été relâché pour bonne conduite depuis quelques jours à peine dit-il en pleurant…

Quand je suis sorti de cet enfer quelqu’un m’a crié…

« Tu vas me payer ça un jour »

Je ne sais même pas de quoi il parlait…Un dérangé sans doute…

Je dois me rapporter à un officier de probation tous les jours…

Oh! Je sais que j’aurais dû tout te dire avant le mariage seule la peur de te perdre m’en a empêché, je n’aurais pas survécu à un autre rejet…

Il avait dit tout ça rapidement, sans s’arrêter, en la regardant droit dans les yeux…

Maintenant que tu sais tout je ne serais pas surpris que tu me quittes toutefois je te supplie de me donner ma chance. Depuis que je te connais, je crois vivre un beau rêve tu es si attirante, adorable, tu as eu une bonne influence sur moi et puis…

« JE T’AIME »

 

Prends bien le temps de réfléchir…

Ne détruis pas notre bonheur je t’en supplie…

 

Comment Monique va - t’elle réagir ?

 Suite et Fin de l'écrit

Elle se tait un long moment puis le prend dans ses bras en le serrant de toutes ses forces pour lui faire comprendre qu’elle l’accepte tel qu’il est maintenant et que le passé doit rester en arrière…

 

L’important dit-elle c’est d’envisager l’avenir ensemble avec notre bébé et les autres qui suivront peut-être…

 

Tiens, pourquoi ne pas écrire à ta mère pour lui annoncer notre mariage et par la même occasion lui dire qu’elle sera bientôt grand’mère…

 

Inutile dit Georges…Mes parents n’ont plus de fils…

Ils ne seront jamais les grands-parents de mon enfant dit-il durement…

Quand je pense que tu devras travailler pour qu’on puisse joindre les deux bouts et que notre enfant ira en garderie, je me demande si un jour je pourrai te faire vivre décemment…

Ce n’est pas avec mon emploi de vendeur de chaussures que je vais pouvoir te gâter comme tu le mérites…

Sois patient dit Monique, tu vas faire tes preuves et tu pourras trouver un emploi plus rémunérateur dans un avenir rapproché…

 

La vie reprend son cours, le bonheur règne dans cet appartement qui sera bientôt trop petit quand l’enfant naîtra…

Christiane va les voir de temps en temps mais se fait discrète et ne prolonge pas ses visites outre mesure…

Ils savent qu’ils peuvent compter sur elle en cas d’urgence…

 

Celle-ci trame quelque chose à leur insu…

Son métier de physiothérapeute lui a fait rencontrer des gens de toutes les classes.

Entre autres ce policier que nous appellerons Gérard avait été en réadaptation quand il fut atteint d’une balle de revolver quelques années plus tôt…

Ils s’étaient liés d’amitié pendant ses traitements douloureux et difficiles.

Elle lui téléphone et lui dit :

Ma jeune sœur s’est récemment mariée à un homme qui a fait de la prison.

Il en est sorti pour bonne conduite…

Naturellement il doit se rapporter à un agent de probation pour une période d’un an…

Puisqu’il a un dossier judiciaire, peux-tu me trouver le nom et l’adresse de ses parents qui l’ont renié.

-Oh! Christiane, tu me demandes de te révéler des choses confidentielles?

Il est vrai que tu m’as si bien encouragé autrefois que j’ai une dette envers toi…

Enfin, je vais voir si je peux trouver quelque chose…

Si je réussis, il est bien entendu que tu n’en dis mot à personne car je risque gros…

Juré dit-elle et merci de tout mon cœur…

Elle se dirige vers le département de physiothérapie où elle voit s’accomplir des miracles chaque jour malgré le peu d’équipement à sa portée pour essayer de réhabiliter tous ces accidentés.

Un peu plus tard la réceptionniste lui demande de rappeler M. Gérard sans tarder

Il lui dévoile le nom du père seulement ainsi que  l’adresse et son numéro de téléphone…

C’est tout ce que j’ai pu trouver…

Merci mon ami, je pense que ça va me permettre de faire des heureux…

 

Christiane qui a pris note des informations fournies par Gérard, range son précieux papier dans sa bourse et retourne travailler…

 

De retour à la maison, elle se dit que ce n’est vraiment pas de ses affaires, elle range le papier dans son coffre à bijoux.

 

Monique, de plus en plus grosse et essoufflée revoit son médecin qui lui annonce qu’elle attend des jumeaux vu qu’il entend deux cœurs battre…

Il lui recommande fortement d’arrêter de travailler et de se reposer.

 

Oups, surprise…

Il va falloir réorganiser le budget…

 

Chaque matin au moment de partir vers le travail George l’embrasse en lui recommandant de ne pas ouvrir la porte sans demander « Qui est là? »

 

Le lendemain, après le départ de son mari, on sonne à la porte…

Monique refuse d’ouvrir à ce visiteur inattendu qui ne veut pas s’identifier mais quand elle tourne le dos pour retourner au salon une détonation retentit… Elle s’effondre au sol baignant dans son sang…

Quelqu’un a tiré au travers la porte et l’a atteinte au dos…

Elle rampe difficilement jusqu’à la porte arrière pour appeler du secours…

Elle crie aussi fort qu’elle le peut puis s’évanouit.

Sa voisine se précipite et voyant la gravité de son état elle retourne en courant chez elle pour appeler une ambulance…

Elle l’accompagne à l’hôpital mais Monique décède dès qu’elle est admise à l’urgence et on ne peut que sauver les enfants…

Prévenu par les policiers, Georges éclate en sanglots…

Il est révolté contre Dieu et les hommes…

Seule la maman de Monique trouve grâce à ses yeux…

Il appuie sa tête contre son épaule en disant des paroles incohérentes…

Les policiers sont venus l’interroger, il peut à peine répondre à leurs questions.

Il ignore qui a fait ça mais il jure qu’il vengera sa femme…

 

Les deux petits bébés nés prématurément sont dans des incubateurs…

Ce sont des jumeaux identiques de sexe masculin qui devront séjourner plusieurs semaines à la pouponnière…

Quels noms voulez-vous leur donner demande l’infirmière?

Je m’en fout royalement dit-il exaspéré, je ne veux pas d’eux de toute façon…

Sa belle-maman intervient en disant qu’elle va s’occuper des enfants jusqu’à ce que des décisions soient prises…

Georges doit s’occuper de tout pour les obsèques de Monique…

Il cherche dans ses papiers personnels des indices de ses dernières volontés…

Il trouve enfin un testament olographe daté de trois semaines à peine…

Elle y exprime le désir d’être exposée quelques heures seulement après quoi être incinérée puis enterrée dans le terrain familial…

Il y a aussi une police d’assurance au montant de $10,000 dollars

Elle lègue tout ce qu’elle possède à Georges et à ses enfants à naître…

Le corps a été transporté à la morgue après que les policiers aient fait leur travail de prises d’empreintes et photos des lieux du crime…

Ils ont seulement permis à Georges de prendre ces papiers…

Ce n’est que le lendemain qu’il peut disposer de la dépouille  de Monique…

Toute la famille est bouleversée et Christiane se précipite dans sa chambre pour retrouver le papier qui lui permettra d’appeler les parents de Georges.

 

La sonnerie de téléphone sonne plusieurs coups avant d’obtenir une réponse.

Christiane demande à parler à madame Dupont…

De la part de qui?

Je suis Christiane la belle-sœur de Georges et c’est de la plus haute importance…

Je ne connais personne de ce nom lui répond l’homme froidement…

Écoutez monsieur, je veux parler à votre femme de toute urgence sinon je prends un taxi et j’arrive même si la course doit me coûter une semaine de salaire…

Une douce voix féminine répond :

Mais qui êtes vous mademoiselle pour oser insister de la sorte?

Comme je l’ai dit à votre mari je suis la belle-sœur de Georges

Quel Georges?

Votre fils madame que vous le vouliez ou non et je suis porteuse d’une nouvelle importante…

Après m’avoir entendue vous vous souviendrez sans doute de Georges

qui ignore que je vous téléphone alors je vous demande la plus grande discrétion.

Puis elle lui raconte les événements avec le plus de tact possible…

Elle lui donne les coordonnés pour les obsèques de sa sœur, lui parle des jumeaux etc…

La dame pleure au bout du fil...

Puis reprenant ses esprits elle remercie Christiane de l’avoir informée et raccroche sans en dire davantage …

Au salon funéraire, il y très peu de monde…

La parenté de Monique seulement et quelques amis…

On va bientôt fermer le cercueil, mais un couple s’agenouille sur le prie-Dieu

Georges, saisit le bras de son père pour lui demander de sortir mais celui-ci le prend dans ses bras robuste et le serre contre lui en pleurant…

Puis, c’est sa mère qui l’embrasse affectueusement…

Après les obsèques, on prend le goûter tous ensemble chez la mère de Monique qui sert ses petits gâteaux spéciaux…

Du haut du Ciel Monique doit encore se dire :

« La bataille est gagnée »

Les Dupont ont demandé à leur fils de retourner vivre à la maison avec ses enfants qu’ils vont prendre en charge et veiller à leur éducation…

Le père Dupont offre un emploi à son fils dans son usine…

Bien entendu les parents de Monique pourront venir voir leurs petits fils aussi souvent qu’ils le voudront…

L’enquête a démontré que la balle était destinée au précédent locataire du logement habité par Monique et Georges…

Celui-ci faisait partie du monde de la pègre Montréalaise…

Monique veillera certainement sur eux tous…

 

Votre amie fidèle…

 

 

 







 

Chez Claudy



 

 

 


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